Reprendre l'entreprise qui vous emploie : les quatre erreurs à éviter

04 juin 2018

Quelques conseils du journal « Les Echos » pour reprendre une entreprise sans trop faire de bêtises …  Voici leurs conseils pour éviter les déconvenues.
 
Comment reprendre une entreprise où l'on était salarié ? Mise en garde contre les principales erreurs à éviter.
 
1. Je connais bien le cédant, pas besoin de m'entourer
On peut être tenté d'accorder toute sa confiance au cédant avec qui on a collaboré depuis plusieurs années. Pour le directeur associé de la Boîte, il est au contraire indispensable de s'entourer de professionnels qui ne sont pas proches du vendeur. Cette neutralité garantira une transaction plus équilibrée.
Attention donc à l'excès de confiance, qui peut vous mener droit dans le mur. « Notre plan de financement a été élaboré avec l'expert-comptable de la société. Mais pour nous conseiller dans cette transaction, nous avons fait appel à un courtier expert dans la vente d'entreprises et à un conseil en stratégie », précise le nouveau dirigeant.
 
2. Je réponds immédiatement aux questions du cédant
Il est normal que le cédant cherche à obtenir les meilleures conditions de transaction. Il est périlleux de répondre directement aux questions du cédant pour les repreneurs non expérimentés. « Vous risquez alors de vous engager sur des choses qui ne vous paraissent pas significatives au premier abord, mais qui en fait vont changer la donne ». Il est plus prudent de laisser son avocat répondre au cédant.
 
3. Je n'informe pas le reste de l'équipe du rachat
La tête occupée à la négociation, il est facile de négliger l'équipe que vous allez embarquer avec vous. Au contraire, il faudra la tenir informée. « Faites preuve de transparence utile dans votre communication et choisissez le bon moment pour le faire ». 
N'attendez pas que la vente soit bouclée pour l'annoncer à tout le monde. Attention aussi à soigner le contenu des messages. Même si vous vous adressez à d'ex-collègues, vos paroles prendront un autre poids en tant que nouveau dirigeant.
 
4. Je n'ai pas besoin de fixer un nouveau cap
Si l'entreprise fonctionne bien, il est tentant pour un repreneur qui connaît bien l'entreprise de se contenter de prolonger l'action du prédécesseur. Erreur ! « La première question à se poser avant de reprendre, c'est 'quelle est mon ambition ?'. Il faut fixer un nouveau cap ».
Vis-à-vis de banquiers ou d'investisseurs, l'absence de perspectives et d'ambition de développement pourra être un sérieux handicap. « Montrez qu'à partir de votre expérience dans l'entreprise, vous êtes capable d'aller plus loin. »