Offrir ses jours de repos à ses collègues ? C’est possible …

06 mars 2018

Les collègues peuvent enfin faire don de leurs jours de repos. Vous trouvez ça bizarre, mais c’est une idée révolutionnaire pour les collègues s’occupant d’un proche en perte d’autonomie.

A l’automne dernier, des groupes parlementaires ont déposé une proposition de loi, pour installer le don de jours de repos, au bénéfice des aidants. Le Texte a été adopté et vient de paraître au journal Officiel.

La loi dit : « Un salarié peut, sur sa demande et en accord avec son employeur, renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou à une partie de ses jours de repos non pris, qu'ils aient été ou non affectés sur un compte épargne-temps1, au bénéfice d'un autre salarié de l'entreprise qui vient en aide à une personne atteinte d'une perte d'autonomie d'une particulière gravité ou présentant un handicap »

La personne ayant besoin de soutien, peut être un membre de la famille (conjoint, concubin, partenaire, ascendant ou descendant). Mais ce n’est pas une obligation. En effet, il peut s’agir d’une personne âgée ou handicapée avec laquelle l’aidant réside ou avec qui il entretient des liens stables.


Il existe une limite imposée…
Pas question pour le salarié donneur de se priver du seuil minimal de repos. En effet, pour pouvoir faire un don de cette nature, il faut avoir un seuil au-dessus des 24 jours ouvrables.
Exemple : Sur 30 jour de congé annuel, le donneur peut offrir 6 jours …

Le bénéficiaire des jours donnés, est rémunéré comme d’habitude, durant son absence. La période est assimilée à une période de travail effectif, et compte donc pour l’ancienneté. Il est évident que le don de jours de repos ne remet pas en cause l’existence du nouveau congé de proche aidant. Congé souvent mis de côté pour des raison financières.


1 : Déposer des jours de congé et des primes sur un compte, pour pouvoir bénéficier de jours de repos plus tard, ou pour convertir un jour ces droits en argent, c'est le principe du compte épargne-temps. Un dispositif que peut mettre en place l'employeur sous condition d'un accord collectif préalable.